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Attaques de panique et crises d'angoisse
Attaques de panique et crises d'angoisse
Un beau matin alors qu'elle était à son travail dans un hôtel, servant le petit déjeuner aux clients, Claire s'est tout à coup sentie prise de nausées. Une peur monstrueuse de ne pas pouvoir se retenir de vomir en plein service venait de la saisir, et elle tremblait de la tête au pieds. Elle avait aussi du mal à respirer et se sauva à toutes jambes hors du restaurant. Là , haletante et remplie de frayeur par ce qui venait de lui arriver, les mains moites, elle s'est mise à pleurer. Claire, pour la première fois de sa vie, subissait une belle et bonne attaque de panique.
Une attaque de panique peut survenir sans raison apparente, bien que dans le cas de Claire celles-ci sautaient aux yeux. Il y avait belle lurette qu'elle désirait changer de travail, mais sans oser donner sa démission. Elle venait donc de se trouver "involontairement" une superbe excuse. Ses nausées l'empêchaient de reprendre ses fonctions à l'hôtel, où¹ personne ne lui en voulait d'éviter un drame possible auprès des clients.
Claire était "sauvée" de son emploi, et pouvait ainsi se consacrer à ses études, mais entrait par la même occasion dans une vie de phobique autrement plus difficile à gérer. Sans lui demander son avis, son subconscient avaient posé les conditions de sa démission en s'assurant qu'elle garderait de bons rapports auprès de son employeur, puisque tels étaient ses deux soucis dominants ...
Une attaque de panique se caractérise par des symptômes physiques qui font plonger dans la terreur, comme le nom de la chose l'indique si bien, sans que les tests médicaux n'indiquent jamais la moindre difficulté organique. Sueurs froides, palpitations, oppression thoracique, étouffement, étranglement, vertiges, nausées, vomissements, et autres troubles pathologiques se produisent chez des gens qui sont en parfaite santé.
Les crises d'angoisse et les attaques de panique provoquent une anxiété qui devient vite chronique, réduisant la mobilité et l'indépendance de ceux qui en souffrent. Un handicap effrayant dont seuls ceux qui le vivent au quotidien peuvent en raconter toute l'atrocité.
Compte-rendu de guérison d'une phobie avec EFT
par Claire Lebreuil-Dancourt
A l'époque où¹ mes attaques de panique ont débuté je vivais un grand stress quotidien, sans en réaliser l'importance. Je poursuivais mes études à la faculté, tout en travaillant le matin dans un hôtel où¹ ma première crise s'est produite. Je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'arrivait, et personne ne comprenait d'où¹ venaient ces nausées qui me prenaient dès que je sortais de chez moi. Je suis allée voir de nombreux médecins, sans qu'aucun des médicaments prescrits guérissent mes nausées.
Ce n'était pas tant celles-ci qui me gênaient, qu'une peur incontrôlable de vomir n'importe où¹ et n'importe quand. A vrai dire je pensais être devenue folle, engoncée dans une situation qui empirait de jour en jour, malgré les traitements. A ce sujet, j'ai même failli me retrouver dans une secte religieuse, où¹ l'on me promettait la guérison si je voulais bien me rapprocher du ciel. Je n'avais rien contre le ciel, mais les sectes, non merci!
J'étais au plus sombre quand une amie m'a fait part de sa découverte d'une technique "géniale", pouvant guérir les phobies en un quart de tour. Très sceptique quand à l'efficacité des traitements dits "géniaux", pour en avoir essayer plus d'un, j'ai tout de même aiguisé mon anglais pour lire le manuel qu'elle me tendait. Il s'agissait du manuel d'EFT écrit par Gary Craig qu'elle s'était procuré sur son site (www.emofree.com).
Dès les premières lignes, j'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'une méthode de soins entièrement différente des autres, et j'avais la ferme impression de tenir enfin la solution à mon problème. J'ai aussitôt pris rendez-vous avec quelqu'un pratiquant EFT en franà§ais, et nous avons très vite entamé nos sessions par téléphone (ce qui était forcément "génial" aussi, puisque je ne pouvais plus me déplacer hors de chez moi ...)
J'étais terrorisée à l'idée de devoir parler de mes nausées, car je subissais généralement une crise d'angoisse dès que je les mentionnais. Nous avons donc commencé le tapping par des mises en scène visant ce problème:
Même si parler de mes nausées provoque toujours des crises d'angoisse ...
Même si j'ai peur de parler de mes nausées ...
Même si j'ai peur d'avoir une crise d'angoisse ...
Même si rien ne me guérira de mes nausées et crises d'angoisse..., etc.
Mon accompagnatrice EFT m'a ensuite fait retourner en imagination dans les situations où¹ j'avais eu des crises de panique, entrant au fil de nos sessions dans tous leurs détails (il y a eu cinq sessions en tout) :
Même si j'ai faillir vomir sur la table ...
Même si j'ai couru comme une folle dehors ...
Même si j'ai vomi dans les escaliers ...
Même si mes vomissements sont incontrôlables ...
Même si mes nausées finissent toujours mal ...
Même si ma vie est devenue un enfer ..., etc.
Une ou deux rondes de tapping suffisaient généralement à effacer toute l'horreur d'un souvenir. Elle me répétait de bien garder mon attention sur ce que je revivais en imagination, et que mieux le tapping fonctionnait quand j'en avais des images nettes. La spécificité est des plus importantes avec EFT à ce qu'elle me disait.
Le plus amusant, c'est que je passais d'une profonde peur à la sérénité en quelques secondes. Il suffisait parfois d'une seule ronde pour qu'un souvenir effrayant ne me fasse plus aucun effet quand j'y repensais à la fin.
Le grand test a eu lieu lors de la quatrième session où¹, et de moi-même, j'ai demandé à sortir de chez moi. J'avais mon téléphone portable à l'oreille (ce qui était "génial" aussi!), et pas à pas, nous sommes allées vers la sortie ...
Même si je suis terrorisée de sortir de chez moi ...
Même si je refais une crise de panique ...
Même si je n'arrive pas à franchir cette porte ..., etc.
Je passais immédiatement de la peur à l'envie de progresser. Le passage le plus difficile à eu lieu dans les escaliers où¹ j'avais déjà eu des problèmes ...
Même je me suis déjà sentie mal dans ces escaliers ...
Même si je veux retourner chez moi ...
Même si je vomi dans les escaliers ..., etc.
Si le passage dans les escaliers s'est avéré difficile, que dire des gens qui me regardaient faire mon tapping dans la rue, et dans le restaurant où¹ je me suis ensuite engagée ! Mais leur regard étonné m'était bien égal car je revivais ...
Je n'avais plus ni nausées ni aucune peur d'être hors de chez moi, dans une situation qui n'aurait même pas été envisageable un mois plus tôt. Je goù»tais pleinement ma liberté retrouvée. C'était un sentiment extraordinaire.
Nous avons repris rendez-vous pour le lendemain où¹ je suis retournée, et en toute tranquillité, dans tous les endroits qui m'étaient interdits depuis les débuts de ma phobie. J'étais enfin libre d'aller et de venir comme je voulais.
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