Ce qui suit, est le transcrit d’une
session téléphonique, menée par Gary Craig (créateur d’EFT)
avec "Janine", une femme se plaignant "qu’EFT
ne fonctionne pas pour elle". A la suite de cette
annonce, elle lui a accordé la permission d’enregistrer
la conversation.
Cette session d’EFT explique, entre
autres :
Comment les émotions contribuent aux
problèmes physiques, même s’ils s’accompagnent de
dommages structurels.
Comment procéder de manière créative au
débusquement de leurs causes profondes.
Comment voir s’il reste des aspects du
problème à traiter.
Comment employer un langage efficace dans
la construction des mises en scène.
Gary : Vous avez donc un problème de
dos. Depuis combien de temps ?
Janine : Je ne sais pas exactement. Je
me souviens d’avoir participé, en 1980, à un training
de "Touch For Health" où l’on m’a montré
une technique qui a fait disparaître ma douleur pendant
deux mois. Mais elle est encore là, une douleur sourde
dans l’omoplate droite, qui vient et qui repart en se
promenant tout autour aussi.
Gary : Je dois vous interrompre. Je ne
comprends pas bien quand la douleur a commencé. Vous avez
parlé de 1980, mais je vous ai aussi entendu dire ...
Janine : Oui, probablement vers la fin
des années 70, mais je ne me rappelle pas quand elle a
débuté.
Gary : Que se passait-il
émotionnellement dans votre vie à cette époque?
Janine : J’ai la mémoire qui
flanche. Que pouvais-je bien faire vers la fin des années
70 ? Où étais-je à ce moment là ? Voyons. Je me suis
mariée en 1978 et j’ai divorcé aux alentours de 1982.
Il est possible que cela puisse être lié à mon mariage,
à la séparation et à tout ça. Mais c’était mutuel,
très amical, sans aucun drame. Cela pourrait remonté à
mon enfance. Nous avions un trampoline et j’ai souvent
chuté ou suis tombée des arbres, des tas de trucs du
genre. J’ai également eu un grave accident de voiture
à la fin des années 60, et comme passagère aussi dans
une Triumph sur une autoroute. Nous étions la quatrième
voiture à entrer dans un carambolage de six voitures. Je
suis passée au travers du pare-brise.
Gary : Vous êtes-vous fait mal dans
le dos ?
Janine : En fait, juste un petit
"coup du lapin". J’ai eu quatre accidents de
voiture. Le troisième a été celui qui vraiment ... le
plus sévère mais pas par l’accident en lui-même qui n’était
rien. C’était très peu, mais il a amplifié mon
problème, causant une immense souffrance pour longtemps.
Gary : Où ?
Janine : C-6, C-7, en dessous de la
base du cou.
Gary : Bon, c’est dans le dos. Mais
je ne comprends pas tout. Vous avez mentionné un accident
de voiture dans les années Soixante ?
Janine : Celui-ci s’est produit au
milieu des années Quatre-vingt.
Gary : Ah, celui-ci s’est produit
dans les années Quatre-vingt. Je vois.
Janine : Il y en a eu un autre entre
les deux avec un sérieux "coup du lapin".
Gary : Où avez-vous mal dans le dos
à présent ?
Janine : Principalement autour de mon
omoplate droite.
Gary : C’est vrai, vous me l’aviez
dit.
Janine : La douleur se promène, mais
elle est à droite la plupart du temps. Parfois elle est
au milieu du dos ou ...
Gary : Mais elle n’est pas près des
cervicales. Vous faites-vous soigner pour ces douleurs ?
Janine : Je ne sais pas. Je reçois
des massages, vois un chiropracteur formidable, me fait
traiter à l’acupuncture, pris aussi des remèdes
homéopathiques. Tout ça m’aide un moment, une
quinzaine de jours tout au plus, et puis ...
Aparté de Gary Craig : A
partir de la prochaine question, je commence à m’enquérir
d’une cause émotionnelle à la douleur. Je sais qu’il
existe une cause mécanique ou structurale, mais je suis
à la recherche d’un problème émotionnel pouvant
occasionner une tension dans le système et aggraver la
douleur.
Gary : Si vous pouviez revivre votre
vie, quelle personne ou quel événement aimeriez-vous
éviter?
Janine : Voyons. C’est une question
intéressante. Qui ou quoi aimerais-je éviter ?
Gary : Vous l’avez sans doute déjà
deviné. Il ne faut pas filtrer.
Janine : Bon, ce qui m’a d’abord
traversé l’esprit c’est mon petit ami à qui j’ai
demandé de partir en septembre, mais c’est très
récent.
Gary : Pourquoi lui avez-vous demandé
de partir ?
Janine : Parce qu’il était très
critique. Il ne m’acceptait pas.
Aparté de Gary Craig : Je sais
que le petit ami n’est pas le vrai problème. Il ne fait
que raviver des plaies anciennes par ses critiques et son
manque d’acceptation de Janine. Il faut que je passe
outre le petit ami et parte explorer d’anciennes souches.
Gary : Comme qui d’autre par exemple
?
Janine : Nous ne communiquions plus,
ne parlions plus.
Gary : Qui d’autre s’est montré
aussi critique que lui ?
Janine : Pardon ?
Gary : Qui d’autre vous a critiqué
dans la vie ?
Janine : Qui me rappelle-t-il ?
Gary : Oui. Votre père ou votre mère
vous critiquaient-ils ?
Janine : Oui.
Gary : Bon. Quel est l‘événement
où vos parents se sont montrés particulièrement
critiques envers vous ?
Janine : Sans doute quand je me suis
retrouvée enceinte à seize ans.
Gary : Bien.
Janine : Ils étaient très affligés
et hors d’eux.
Gary : Lorsque vous m’avez appelé
au début, ressentiez-vous cette douleur à l’omoplate
droite ?
Janine : Oui.
Gary : Sur une échelle de zéro à
dix, quel était votre niveau de souffrance quand vous m’avez
appelé tout à l’heure ?
Janine : C’est le même. Je dirais
un six.
Gary : Bon.
Janine : Hier c’était probablement
un dix. Jean est une très bonne masseuse, et son massage
hier soir m’a fait beaucoup de bien. Mais je n’ai pas
bien dormi, et mon dos me fait très mal quand je ne dors
pas bien. Et plus j’ai mal au dos, moins bien je dors. C’est
un véritable cercle vicieux.
Gary : Qu’est-ce que votre mère
vous a dit lorsqu’elle a su que vous étiez enceinte ?
Janine : Comment as-tu pu me faire une
chose pareille ?
Gary : Ressentez- vous des émotions
fortes en disant ces mots ?
Janine : Oui.
Gary : Donnez-moi un chiffre. Est-ce
que j’entends des pleurs ?
Janine : Oui (elle pleure).
Gary : Bon. Frappez le point Karaté.
Janine : D’accord.
Gary : Et dites, "Même si ma
mère m’a dit, comment as-tu pu me faire une chose
pareille ...
Janine : "Même si ma mère m’a
dit, comment as-tu pu me faire une chose pareille ...
Gary : Je m’accepte profondément et
complètement."
Janine : Je m’accepte profondément
et complètement."
Gary : Même si ma mère ... vous
appelez votre mère Maman ou comment? Janine :
Maman.
Gary : "Même si Maman m’a dit,
comment as-tu pu me faire une chose pareille...
Janine : "Même si Maman m’a
dit, comment as-tu pu me faire une chose pareille, je m’accepte
profondément et complètement."
Gary : Nous voulons allez plus loin
que ça. Recommençons.
Janine : D’accord.
Gary : "Même si Maman m’a dit,
comment as-tu pu me faire une chose pareille ...
Janine : "Même si Maman m’a
dit, comment as-tu pu me faire une chose pareille ...
Gary : je comprends ...
Janine : je comprend ...
Gary : d’où ses idées viennent ...
(répétition de Janine)
Gary : de ses propres convictions ...
(répétition de Janine)
Gary : ce que j’ai fait l’a
dérangée ... (répétition de Janine)
Gary : cela a déclenché quelque
chose en elle ... (répétition de Janine)
Gary : et elle s’en est prise à moi
... (répétition de Janine)
Gary : une manière de se protéger
... (répétition de Janine)
Gary : Est-ce que ces propos vous
semblent justes ?
Janine : Tout à fait.
Gary : Bien. Frappez maintenant le
point du sourcil en disant, "Comment as-tu pu me
faire une chose pareille ?"
Janine : "Comment as-tu pu me
faire une chose pareille ?"
Gary : Coin de l’oeil "Comment
as-tu pu me faire une chose pareille ?" (répétition
de Janine)
Gary : Sous l’oeil "Comment as-tu
pu me faire une chose pareille ?" (répétition de
Janine)
Gary : Répétez la même chose ...
sous le nez ... creux du menton ... clavicule ... sous le
bras ... (répétition de Janine à chaque point
mentionné).
Gary : Bien. Qu’a-t-elle dit encore
?
Janine : Je n’arrive pas à croire
que tu aies pu me faire une chose pareille. Je n’arrive
pas à croire que tu puisses être si imprudente. Comment
as-tu pu - c’est ce qui me revient toujours - comment
as-tu pu me faire ça.
Gary : Frappez le point Karaté.
Janine : D’accord.
Gary : "Même si ma mère ... (répétition
Janine)
Gary : s’est sentie personnellement
visée ... (répétition de Janine)
Gary : à bien y penser ... (répétition
de Janine)
Gary : c’est grotesque ... (répétition
de Janine)
Gary : je ne lui ai rien fait (répétition
de Janine)
Gary : et si je suis devenue enceinte
... (répétition de Janine)
Gary : cela n’a rien à voir avec
elle ... (répétition de Janine)
Gary : elle s’est sentie visée ...
(répétition de Janine)
Gary : ce n’était pas bon pour son
image ... (répétition de Janine)
Janine : la manière dont elle
percevait son rôle de mère.
Gary : Il peut même y avoir un fond
religieux ... (répétition de Janine)
Gary : Pensez-vous qu’il y en ait un
?
Janine : Probablement.
Gary : Mais peu importe ... (répétition
de Janine)
Gary : mes fortes impulsions tout à
fait normales à seize ans ... (répétition Janine)
Janine : (Rires) mes fortes impulsions
tout à fait normales à seize ans ...
Gary : d’une façon ou d’une autre
... (répétition de Janine)
Gary : ont transgressés les interdits
de ma mère ... (répétition de Janine)
Gary : et aussi peut-être ... (répétition
de Janine)
Gary : lui ont remis en mémoire des
choses honteuses ... (répétition de Janine)
Gary : ou effrayantes ... (répétition
de Janine)
Gary : ou ce que son éducation lui
interdisait de faire ... (répétition de Janine)
Gary : mais c’est son point de vue
personnel ... (répétition de Janine)
Gary : elle ne pouvait pas faire
autrement que de confronter la situation ... (répétition
de Janine)
Gary : en m’accusant." (répétition
de Janine).
Gary : Bien. Allez maintenant au point
du sourcil et dites "Comment as-tu pu me faire ça ?
" ... au coin de l’oeil ... sous l’oeil ... sous
le nez ... au creux du menton ... clavicule ... sous le
bras ... (répétition de Janine à chaque point
mentionné).
Gary : Comment va votre omoplate
droite à propos ?
Janine : Bien mieux.
Gary : Quel chiffre lui donnez-vous ?
Janine : Quatre.
Gary : Un quatre.
Janine : Trois et demi ou quatre.
Gary. Bien. Depuis quand cela ne vous
était-il plus arrivé ? Est-ce que cela se produit
régulièrement dans la journée ?
Janine : La douleur va et vient par
vagues. Elle avait à peu près disparu quand Jean me
massait hier soir. Mais je n’ai quand même pas pu
dormir. Gary : Est-ce encore à trois et demi ou
quatre ?
Janine : Non, on dirait que c’est
arrivé autour de deux
Gary : Bien. Répétez ce qui suit et
dites-moi si cela sonne juste.
Janine : D’accord.
Gary : "Ma mère ne m’aime
pas." (répétition de Janine)
Gary : Est-ce vrai ?
Janine : Non, je sais qu’elle m’aime.
Gary : Bien. Dites, "Je n’ai
pas tout fait pour ma mère." (répétition de
Janine)
Gary : Est-ce vrai ?
Janine : Oui, ça m’a fait rougir un
peu.
Gary : Quel était votre dialogue
intérieur ?
Janine : J’ai juste ressenti quelque
chose dans la poitrine.
Gary : Alors, vous ne vous êtes rien
dit.
Janine : Je sais. J’ai juste fait
"oh".
Gary : Juste "oh" ?
Janine : Oui.
Gary : Essayez de deviner ce qu’il y
avait derrière ce "oh".
Janine : C’est un point intéressant
auquel je n’avais pas pensé.
Gary : Bien.
Janine : Une sorte de "hummm".
Gary : Comment va votre omoplate ?
Janine : Je pense que c’est un deux,
peut-être moins.
Gary : Encore un deux. Frappez le
point Karaté.
Janine : D’accord.
Gary : "Même si je me sens
coupable ... (répétition de Janine)
Gary : d’avoir agit d’une manière
normale à seize ans ... (répétition de Janine)
Gary : qui a simplement mal tourné
... (répétition de Janine)
Gary : je m’accepte profondément et
complètement." (répétition de Janine)
Gary : "Je reconnais que ma
culpabilité ... (répétition de Janine)
Gary : vient de moi... (répétition
de Janine)
Gary : et que je me châtie moi-même
depuis plusieurs décennies ... (répétition de Janine)
Gary : Depuis combien de temps ?
Janine : Combien de temps ? Quatre
décennies.
Gary : je reconnais aussi ... (répétition
de Janine)
Gary : que notre société ... (répétition
de Janine)
Gary : étiquette les jeune filles de
seize ans qui se conduisent mal ... (répétition de
Janine en riant)
Gary : elle les place dans la
catégorie des mauvaises filles ... (répétition de
Janine)
Gary : elle les traite de tous les
noms ... (répétition de Janine)
Gary : et que je le veuille ou pas ...
(répétition de Janine)
Gary : certaines de ces choses sont en
moi ... (répétition de Janine)
Gary : c’est un conditionnement
social ... (répétition de Janine)
Gary : c’est une plaisanterie ... (répétition
de Janine)
Gary : c’est une étiquette que les
gens collent aux autres ... (répétition de Janine)
Gary : à ceux qui font ... (répétition
de Janine)
Gary : ce qu’ils aimeraient bien
faire eux-mêmes ... (répétition de Janine)
Gary : mais sans avoir de bébés ...
(répétition de Janine en riant)
Gary : ils veulent juste les actes ...
(répétition de Janine)
Gary : et j’en ai marre de cette
société qui me dit que la sexualité est
sale ... (répétition de Janine)
Gary : quand ils le font de toutes
façons ... (répétition de Janine)
Gary : et critiquent les autres ... (répétition
de Janine)
Gary : en même temps ... (répétition
de Janine)
Gary : et toute cette plaisanterie ...
(répétition de Janine)
Gary : est dans mon omoplate droite
... (répétition de Janine)
Gary : Allez au point du sourcil et
dites "Comment as-tu pu me faire une chose pareille"
... au coin de l’oeil ... sous l’oeil ... sous le nez
... creux du menton ... clavicule ... sous le bras ... (répétition
de Janine à chaque point mentionné).
Gary : Bien, comment va votre omoplate
à présent ?
Janine : Peut-être un demi point
Gary : C’est presque à zéro ?
Gary : Dites maintenant avec le plus d’emphase
possible, comme si c’était votre mère qui parlait:
"Comment as-tu pu me faire une chose pareille ?"
(Répétition de Janine).
Gary : Comment vous sentez-vous en
disant ces mots ?
Janine : J’ai ressenti un léger
tremblement dans la poitrine, mais presque rien.
Gary : Frappez le point Karaté en
disant "Même si j’ai encore éprouvé ce léger
tremblement dans la poitrine, je m’accepte profondément
et complètement." (Répétition de Janine).
Gary : "Même si j’ai encore
éprouvé ce léger tremblement dans la poitrine, je m’accepte
profondément et complètement." (Répétition de
Janine).
Gary : "Même si j’ai encore
éprouvé ce léger tremblement lié à ma mère (répétition
de Janine)
Gary : et cette plaisanterie dans mon
omoplate ... (répétition de Janine)
Gary : je me pardonne de les éprouver
... (répétition de Janine)
Gary : et j’excuse ma mère ... (répétition
de Janine)
Gary : qui faisait de son mieux ... (répétition
de Janine)
Gary : en fonction de son éducation
...(répétition de Janine)
Gary : de ses convictions ... (répétition
de Janine)
Gary : et de ses propres expériences
... (répétition de Janine)
Gary : et des édits inscrits sur ses
murs ... (répétition de Janine)
Gary : Savez-vous ce que cela veut
dire ?
Janine : Pas vraiment.
Gary : Cela vient du "Palais des
Possibilités" (Voir "Palace of
Possibilities" sur le site officiel d’EFT).
Janine : Oui, oui, je sais maintenant.
Gary : et j’avoue ... (répétition
de Janine)
Gary : que tout ça ... (répétition
de Janine)
Gary : pourrait fort bien être le
reflet des édits inscrits sur mes propres murs ... (répétition
de Janine)
Gary : des édits inscrits par ma
mère ... (répétition de Janine)
Gary : après qu’elle ait consulté
les édits inscrits sur ses murs à elle ... (répétition
de Janine en riant)
Gary : eux-mêmes inscrits par ses
propres parents ... (répétition de Janine)
Gary : inspirés des édits inscrits
sur leurs murs personnels .... (répétition de Janine)
Gary : et on peut remonter loin comme
ça ... (répétition de Janine)
Gary : j’ai hérité de ces écrits
... (répétition de Janine)
Gary : j’ai cette plaisanterie dans
mon omoplate ... (répétition de Janine)
Gary : Allez au point du sourcil en
disant "Ce restant de tremblement dans la poitrine"
... au coin de l’oeil ... sous l’oeil ... sous le nez
... creux du menton ... clavicule ... sous le bras ... (répétition
de Janine à chaque point mentionné).
Gary : Comment va votre omoplate à
présent ?
Janine : Quelque chose vient de bouger,
comme un petit claquement.
Gary : Un petit quoi ?
Janine : Un petit claquement de
vertèbre.
Gary : Quelque chose qui a bougé ?
Janine : C’est bon signe, quelque
chose s’est désengagé (soupir de soulagement).
Gary : C’est bien.
Janine : Le mouvement est toujours bon
(autre soupir)
Gary : Vous venez de soupirer une fois
ou deux.
Janine : Oui, mais c’est encore à
un demi point.
Gary : Encore à un demi point. Avec
un tremblement dans la poitrine ?
Janine : Non. Je me sens très calme.
Gary : Bien. Prenez une respiration
profonde, retenez-la un moment et laissez tout l’air
partir.
Janine : C’est fait.
Gary : En êtes-vous encore à un demi
point ?
Janine : Oui.
Gary : Bon. Allez au point du sourcil
et dites "Ce demi point restant" ... coin de l’oeil
... sous l’oeil ... sous le nez ... creux du menton ...
clavicule ... sous le bras ... (répétition de Janine à
chaque point mentionné).
Gary : Allez maintenant au point
Karaté en disant : "Même s’il reste encore de ce
‘Comment as-tu pu me faire une chose pareille’ ... (répétition
de Janine)
Gary : que je tiens à garder ... (répétition
de Janine)
Gary : dans mon omoplate ... (répétition
de Janine)
Gary : comme une sorte de témoignage
... (répétition de Janine)
Gary : je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : ainsi que mon système ... (répétition
de Janine)
Gary : pour avoir besoin de conserver
ce mythe ... (répétition de Janine)
Gary : Allez au point du sourcil et
dites : "Ce restant de mythe" ... coin de l’oeil
... sous l’oeil ... sous le nez ... creux du menton ...
clavicule ... sous le bras ... (répétition de Janine à
chaque point mentionné).
Gary : Bien. Est-ce encore à un demi
point ?
Janine : Non, c’est moins. C’était
sans doute un peu plus qu’un demi point avant, car il y
a encore un petit quelque chose - comment pourrais-je dire
- ce n’est pas une douleur. C’est comme un petit reste
d’irritation entre l’omoplate et la colonne
vertébrale.
Gary : Bien. Dites maintenant : "J’étais
dépravée à seize ans" (répétition de Janine en
riant).
Gary : Je vous entends rire.
Janine : Rires.
Gary : Cette phrase ne vous dérange
pas ?
Janine : Pas vraiment, parce que je n’étais
pas dépravée à seize ans. J’avais peur de perdre mon
petit ami et j’ai fait ce qu’il fallait pour le garder.
Gary : Ah, d’accord.
Janine : Il était très persistant
dans ses avances et j’ai fini par céder.
Gary en aparté : C’est
gagné! Elle vient de me donner un indice qui m’informe
d’une possibilité de problème émotionnel pouvant
contribuer à sa douleur dans l’omoplate. Comme vous
allez le voir, nous allons pénétrer en bon territoire.
Gary : Allez au point Karaté en
disant "Même s’il faut que je fasse ce que les
autres m’ordonnent de faire ...
Janine : Vous avez marqué un point.
"Même s’il faut que je fasse ce que les autres m’ordonnent
de faire ...
Gary : je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : et j’accepte aussi les autres
... (répétition de Janine)
Gary : avec tous leurs besoins qu’ils
pensent que je dois satisfaire ... (répétition de
Janine)
Gary : si je pouvais satisfaire tous
les besoins des autres ... (répétition de Janine)
Gary : je serais la personne la plus
riche sur Terre ... (répétition de Janine en riant)
Gary : tout le monde aurait besoin de
moi ... (répétition de Janine en riant)
Gary : j’aurais plus de travail que
je peux en assumer ... (répétition de Janine en riant)
Gary : tout ce qu’il me reste à
faire c’est de m’occuper des besoins de tout le monde
... (répétition de Janine en riant)
Gary : une autre mythe, n’est-ce-
pas?
Janine : Oui. C’est épatant.
Gary : Point du sourcil - m’occuper
des besoins de tout le monde ... (répétition de Janine)
Gary : Coin de l’oeil - je suis la
personne la plus importante au monde ... (répétition de
Janine)
Gary : Sous l’oeil - je suis la
personne la plus importante au monde, alors pourquoi ne
suis-je pas riche ? ... (répétition de Janine)
Gary : Sous le nez - m’occuper des
besoins de tout le monde ... (répétition de Janine)
Gary : Creux du menton - m’occuper
des besoins de tout le monde ... (répétition de Janine)
Gary : Clavicule - j’ai les besoins
de tout le monde dans mon omoplate ... (répétition de
Janine)
Gary : Comment allez-vous maintenant ?
Janine : C’était génial parce que
c’est complètement parti à présent.
Gary : Bon, c’est en tous cas parti
pour l’instant, et peut-être pour toujours. Je ne sais
pas. On ne peut pas savoir avec ces choses. Il se peut que
nous ayons ôté tous les problèmes émotionnels qui se
trouvaient logés là. Nous en avons visé deux, et sans
rien faire de plus, la douleur est passée de six à zéro,
n’est-ce-pas ?
Janine : Oui.
Gary : Il ne reste plus qu’à
attendre pour voir comment les choses vont se dérouler.
Il se peut que votre omoplate soit le point faible de
votre corps où les émotions irrésolues sont
prédisposées à venir se loger. Ce qui ne veut pas dire
que nous n’ayons eu aucun succès ...
Janine : Je comprends.
Gary : Parce que nous avons résolu
quelque émotions. Dites : "Comment as-tu pu me faire
une chose pareille ?" (Répétition de Janine)
Gary : Qu’elle est votre intensité
émotionnelle en disant cela ?
Janine : Je pense avoir ressenti quelque
chose au Plexus solaire, une légère chaleur.
Gary : Est-ce plaisant ou
désagréable, ou comment ?
Janine : J’essayais de savoir si ce
n’était pas quelque chose que j’aurais mangé. C’était
plutôt désagréable, une sorte de pincement au Plexus
solaire.
Gary : Quel chiffre lui auriez-vous
donné, y avez-vous pensé ?
Janine : Probablement un trois,
peut-être un quatre.
Gary : Un trois ou un quatre. Est-ce
encore là ?
Janine : Non, c’est venu et reparti.
Juste une sorte de pincement, puis ...
Gary en aparté : Là, je
décide de tester le travail fait antérieurement en la
confrontant de l’expression ‘comment as-tu pu me faire
une chose pareille’ employée par la mère pour la
culpabiliser.
Gary : Il me semblait que nous en
avions terminé. Comment as-tu pu me faire une chose
pareille?
Janine : Oh, ça me fait me sentir
coupable.
Gary : Cela vous a touchée ?
Janine : Oui.
Gary : Bien.
Janine : Même si je savais que vous n’étiez
pas sérieux.
Gary : Oui, je sais. Je vous ai
sondée pour cette raison. Je voulais savoir s’il y
avait encore du travail à faire. Comment va votre
omoplate maintenant ?
Janine : Plutôt bien.
Gary : Bon, allez au point Karaté -
Même si je me sens encore coupable ... (répétition
Janine)
Gary : Je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition Janine)
Gary : Et même si je me promène avec
les écrits des murs de ma mère ... (répétition de
Janine)
Gary : Je suis assise là comme une
petite fille ... (répétition de Janine)
Gary : a résoudre les problèmes de
tout le monde ... (répétition de Janine)
Gary : et à lire les édits que ma
mère a inscrit sur mes murs ... (répétition de Janine)
Gary : parce que si ma mère les a
inscrit là ... (répétition de Janine)
Gary : c’est qu’ils sont
forcément vrais ... (répétition de Janine)
Gary : ma mère sait tout ...
(répétition de Janine)
Gary : elle n’a jamais fait la
moindre erreur ... (répétition de Janine en riant)
Gary : Point du sourcil - "Ce
restant de problème" ... coin de l’oeil ... sous l’oeil
... sous le nez ... creux du menton ... clavicule ... sous
le bras ... (répétition de Janine à chaque point
mentionné).
Gary : J’ai entendu un léger
soupir.
Janine : Il y a quelque chose qui est
en train de changer dans le haut de mon dos. Je le sens.
Gary : Est-ce que ça empire ?
Janine : Non, c’est une sorte de
fraîcheur qui me traverse le dos.
Gary : C’est une preuve de
guérison.
Janine : Oui, ce sont des changements
positifs. Un peu moins de tension dans le dos, la chaleur
qui s’apaise.
Gary : Bien. Recommençons au point
Karaté - "Même s’il me reste encore cette tension
liée à ma mère dans le dos ... (répétition de Janine)
Gary : je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : c’est le problème de ma
mère ... (répétition de Janine)
Gary : c’est seulement mon problème
parce que j’y crois ... (répétition de Janine)
Gary : j’ai vraiment cru que c’était
mon problème ... (répétition de Janine)
Gary : parce qu’il se présentait
clairement dans mon dos ... (répétition de Janine)
Gary : il y a plein de choses qui se
montrent dans mon dos ... (répétition de Janine)
Gary : j’ai sans doute de nombreuses
émotions non résolues dans mon omoplate droite ...
(répétition de Janine)
Gary : Allez au point du sourcil en
disant - "Tout apparaît dans mon omoplate
droite" ... coin de l’oeil ... sous l’oeil ...
sous le nez ... creux du menton ... clavicule ... sous le
bras ... (répétition de Janine à chaque point
mentionné).
Gary : J’ai entendu un autre soupir.
Est-ce vrai ?
Janine : Oui.
Gary : Bien. Si vous fermiez les yeux
- gardez-les ouverts pour l’instant. Ne faites encore
rien; écoutez juste les instructions. Tout à l’heure
je vous demanderai de fermer les yeux et d’imaginer
aussi clairement que possible la scène avec votre mère.
Mais ne le faites pas encore. Vous exagérerez les sons,
ce que vous voyez, afin de faire monter autant d’émotions
que possible. Mais stoppez à la moindre intensité.
Faites-moi aussi savoir votre dialogue intérieur. Allez-y
maintenant.
Janine : Je me vois en train de dire
à ma mère - "Je suis désolée Maman, je suis
vraiment désolée, excuse-moi, je n’ai pas voulu te
faire de mal."
Gary : Allez au point Karaté et dites
- "Même si je suis désolée Maman, je n’ai pas
voulu te faire de mal" ... (répétition de Janine)
Gary : je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : et je reconnais ...
(répétition de Janine)
Gary : que le seul moyen pour ma mère
d’être affligée ... (répétition de Janine)
Gary : c’est en s’infligeant de la
peine elle-même ... (répétition de Janine)
Gary : j’ai simplement fait ce que j’ai
fait ... (répétition de Janine)
Gary : et sa réaction vient d’elle
... (répétition de Janine)
Gary : mais je me sens coupable quand
même ... (répétition de Janine)
Gary : Je pense que je lui ai vraiment
fait du mal ... (répétition de Janine)
Gary : elle l’a pris comme ça ...
(répétition de Janine)
Gary : et a rejeté la faute sur moi
...(répétition de Janine)
Gary : aussi parce qu’elle aimerait
bien cesser de se voir négativement ... (répétition de
Janine)
Gary : juste au cas où cela serait
vrai ... (répétition de Janine)
Gary : je m’accepte profondément et
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : et je pardonne à ma mère
complètement ... (répétition de Janine)
Gary : elle faisait tout simplement de
son mieux ...(répétition de Janine)
Gary : Allez au point du sourcil -
"Je suis désolée, je suis désolée, je n’ai pas
voulu te faire de mal."... coin de l’oeil ... sous
l’oeil ... sous le nez ... creux du menton ... clavicule
... sous le bras ... (répétition de Janine à chaque
point mentionné).
Janine : Un soupir de soulagement.
Gary : Encore un soupir de
soulagement.
Janine : Zéro.
Gary : Qu’est-ce qui est à zéro ?
Janine : Mon dos.
Gary : Bon, c’était déjà à zéro
avant. Qu’est ce qui a changé ?
Janine : C’est encore en train de se
diluer. Il se produit un équilibre entre le côté droit
et le côté gauche.
Gary : Qu’est ce que cela veut dire
?
Janine : C’était toujours le côté
droit qui était tendu, bien que la dernière fois que l’on
m’ait massée, il y avait de la tension à gauche aussi,
mais c’est toujours le côté droit qui tire et qui est
douloureux. Maintenant c’est comme si l’énergie
pouvait circuler dans les deux sens, et dans mes épaules
aussi.
Gary : Bien !
Janine : Si je les voyais dans une
glace, il me semble qu’elles seraient à la même
hauteur.
Gary : Répétez cette phrase et
dites- moi si c’est vrai - "Je dois me tenir
droite".
Janine : Oui, c’est vrai.
Gary : Allez au point Karaté et dites
- "Même si je dois me tenir droite ... (répétition
de Janine)
Gary : et cette jeune fille de seize
ans égarée ... (répétition de Janine)
Gary : allait à l’opposé de cette
règle de droiture .... (répétition de Janine)
Gary : et ma mère voulait se tenir
droite aussi ... (répétition de Janine)
Gary : et mes agissements lui ont fait
du tort ... (répétition de Janine)
Gary : ils m’ont fait du tort, ils
lui ont fait du tort ... (répétition de Janine)
Gary : nous devions nous tenir droites
... (répétition de Janine)
Gary : c’est sans doute pour ça que
j’ai mal à l’omoplate DROITE ... (répétition de
Janine)
Gary : Frappez le point du sourcil en
disant - l’omoplate DROITE... (répétition de Janine)
Gary : Coin de l’oeil maintenant en
disant - "tout porter sur le dos ... (répétition de
Janine)
Gary : avec le besoin de me tenir
droite ... (répétition de Janine)
Gary : Sous l’oeil - tout porter sur
les épaules ... (répétition de Janine)
Gary : ou sur mon omoplate ...
(répétition de Janine)
Gary : ou sur mon omoplate nommée
"me tenir droite" ... (répétition de Janine)
Gary : Clavicule - cette omoplate
nommée "me tenir droite" ... (répétition de
Janine)
Gary : Sous le bras - cette omoplate
nommée "me tenir droite" ... (répétition de
Janine)
Gary : Bon, j’entends un autre
soupir.
Janine : Je suis bonne à ça.
Gary : Dites "Je suis désolée,
je suis désolée Maman, je n’ai pas voulu te faire de
mal" (répétition de Janine).
Gary : Comment vous sentez-vous ?
Janine : Un peu triste.
Gary : Pourquoi êtes-vous triste ? Qu’est-ce
qu’il y a de triste là dedans?
Gary : Que j’ai pu lui faire autant
de peine. Même si je sais que je ne l’ai pas fait
souffrir, mes agissements lui ont causé de la peine.
Gary : Que vos agissements aient
avivé une peine serait plus juste à dire. Je ne pense
pas qu’ils en soient la cause.
Janine : Vous avez raison. C’était
une mauvaise façon de dire les choses.
Gary : Non, vous avez exprimé vos
convictions, ce qui veut dire qu’il reste encore des
choses à voir.
Janine : Oui, parce qu’à un certain
niveau je sais que je n’étais pas la cause de sa peine.
Gary : Essayons encore. Allez au point
Karaté - Même si je suis puissante au point ...
(répétition de Janine)
Gary : de pouvoir causer de la peine
aux autres ... (répétition de Janine)
Gary : juste par mes actions ...
(répétition de Janine)
Gary : je ne vois pas pourquoi, si je
peux leur causer de la peine ... (répétition de Janine)
Gary : je ne peux pas leur causer du
bonheur aussi ... (répétition de Janine)
Gary : Au sourcil - causer de la peine
... (répétition de Janine)
Gary : Coin de l’oeil - si puissante
... (répétition de Janine)
Gary : Sous l’oeil - causer de la
peine ... (répétition de Janine)
Gary : Sous le nez - causer de la
peine ... (répétition de Janine)
Gary : Creux du menton - si puissante
... (répétition de Janine)
Gary : Clavicule - causer de la peine
... (répétition de Janine)
Gary : sous le bras - si puissante ...
(répétition de Janine)
Gary : Fermez les yeux à nouveau et
imaginez la scène aussi clairement que possible, et
dites-moi ce qui se passe.
Janine : Je lui parle à nouveau.
Gary : Et que dites-vous ?
Janine : Ce n’est pas à toi que j’ai
fait ça. C’est une erreur.
Gary : Bien. Comment va votre omoplate
?
Janine : Elle me chatouille.
Gary : Je ne sais pas si c’est bien
ou pas.
Janine : Oh, je suis désolée, c’est
bien, car cela veut dire que la tension se relâche.
Gary : Bon.
Janine : Il y a une sensation de
légèreté à présent.
Gary : Je pense que la morale de l’histoire
- lorsque vous m’avez appelé au début, peut-être
avant de commencer l’enregistrement - je ne m’en
souviens plus bien - vous me disiez qu’EFT ne
fonctionnait pas pour vous.
Janine : Une fois en particulier
Gary : Ah ! Vous avez déjà obtenu
des résultats ?
Janine : Oui, absolument.
Gary : Bon d’accord. Dans certains
cas il vaut mieux être accompagné de quelqu’un qui
peut creuser parce que tout seul on ne voit pas toujours
bien les choses.
Janine : C’est difficile quand on
est trop proche.
Gary : Il y a une manière d’expédier
EFT. Si la procédure "ne fonctionne pas", ce n’est
pas qu’elle soit inopérante, mais qu’on n’a pas
encore touché au coeur du problème. C’est un peu comme
des quilles de bowling qui se renversent facilement quand
elles sont debout. Mais si elles ne sont pas bien
installées, on peut lancer la boule toute la journée, il
ne se passera rien. Vous comprenez ce que je veux dire ?
Il faut bien installer les quilles. J’ai l’impression
qu’il vous reste encore quelques quilles dans l’omoplate,
mais on ne peut pas encore le savoir. Peut-être les
avons-nous toutes renversées et vous n’aurez plus mal,
mais je l’ignore.
Janine : Je pense qu’on en a retiré
beaucoup. Je le sens. Je sais aussi que mon dos est comme
un baromètre qui m’indique ce qui se passe en moi, si
je réprime mes sentiments ou les exprime honnêtement.
Gary : Bien, nous allons en rester là
pour l’instant.
Janine : Gary, je vous suis très
reconnaissante